Jacob Georges Strutt "Jacob Georges Strutt" Troupeaux s’abreuvant devant une villa romaine dite « la villa de Claude Lorrain» Herds Watering before a Roman Villa Known as the “Villa of Claude Lorrain»
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Strutt

Jacob Georges

Colchester 1784 – Rome 1867

Jacob Georges Strutt "Jacob Georges Strutt" Troupeaux s’abreuvant devant une villa romaine dite « la villa de Claude Lorrain» Herds Watering before a Roman Villa Known as the “Villa of Claude Lorrain»

Troupeaux s’abreuvant devant une villa romaine dite « la villa de Claude Lorrain»

Huile sur papier épais. Inscrit au dos Claudio villa.
Non encadré.
174 x 232 mm

Peintre de paysages et de portraits, Jacob George Strutt pratiqua aussi la gravure. Il est le mari de l’écrivaine Élizabeth Strutt connue au début du XIXe siècle sous le nom de plume d’Elizabeth Byron puis sous son nom d’épouse, et le père d’Arthur John Strutt, artiste, voyageur, et archéologue. Il semble avoir étudié la peinture à Londres, les portraits en premier lieu, puis la peinture de paysage. Son activité de portraitiste est attestée par les livrets des expositions de la Royal Academy of Arts qui contiennent en 1822 Portrait of W. Johnson, aged 104 et en 1823 Portrait of A.J. Valpy, M. A. mais aussi par les gravures qui existent d’après ses portraits : Portrait of Sir L. Maclean M. D. par Young (BM 1877,0811.1181), The High Reverend Philander Chase, D.D. Bishop of the Protestant Episcopal Church in the State of Ohio par John P. Quilley (BM 2010,7081.4843), The Reverend Abraham Jobson D.D. par Turner (BM 1864,1210.318) etc.

Très vite, il se spécialise en paysages forestiers dans un style qui semble avoir été inspiré par celui de Constable qu’il aurait côtoyé. Il est l’auteur-illustrateur de livres dédiés aux forêts, Sylva Britannica (1822, éd. augmentée en 1830) et Deliciae Sylvarum (1828). En Suisse en 1830, on le retrouve en France entre 1835 et 1837, puis en Italie où il ouvre un atelier avec son fils. Ses gouaches représentant des sites italiens furent très appréciées commercialement pour leur atmosphère joyeuse et lumineuse ainsi que par leur précision topographique. Auteur et illustrateur, il fut aussi traducteur poétique.

Cette maison sur les bords du Tibre, le dôme de Saint-Pierre dans le fond, apparait dans plusieurs œuvres du XIXe siècle, comme dans un tableau du peintre danois Carl Christian Constantin Hansen (1804-1880) ou dans un pastel réalisé autour de 1900 par Giulio Aristide Sartorio (1860-1932), deux œuvres dans lesquelles elle est identifiée comme la maison du peintre Claude Lorrain par des inscriptions. Que cette maison ait réellement été sa demeure n’est pas vérifié mais elle semble bien être devenue un motif apprécié par les paysagistes du XIXe siècle du fait de sa ressemblance avec les fabriques qui apparaissent dans ses œuvres.

  1. Hampel, vente du 26 mars 2021, lot 1272.
  2. Marché de l’art, 2026.