Charles-Paul Renouard<br />
"Charles-Paul Renouard" Le goûter des enfants<br />
The Children’s Teatime
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Renouard

Charles-Paul

Cour-Cheverny 1845 – Paris 1924

Charles-Paul Renouard "Charles-Paul Renouard" Le goûter des enfants The Children’s Teatime

Le goûter des enfants

Pierre noire. Signé P. Rd en bas à gauche.
Non encadré.
262 x 350 mm.

Provenance

Paris, Thierry de Maigret, 8 December 2017, lot 70; private collection.

Portant l’un des plus jolis dessins de cet artiste célèbre et admiré en son temps, cette feuille illustre avec beaucoup de vivacité et de charme une réunion d’enfants autour d’une table, au moment du goûter. Loin des scènes de danseuses ou de théâtre coutumières chez l’artiste, il s’agit là d’un moment de la vie quotidienne, rendu avec un charme particulier.

Issu d’un milieu modeste, Renouard se fait remarquer pour son talent de dessinateur alors qu’il travaille comme peintre en bâtiment à l’École des Beaux-Arts et devient l’élève d’Isidore Pils qu’il assiste dans ses travaux de décors à l’opéra Garnier. Il fait ensuite carrière en peignant des scènes de théâtre et des portraits ainsi qu’en travaillant pour de grands journaux illustrés comme L’Illustration, la Revue illustrée, Paris illustré. Ses dessins qui font ainsi la chronique des grands événements de son temps, tels que l’affaire Dreyfus, l’Exposition universelle de 1900, les affaires Thérèse Humbert et Marguerite Steinheil, le couronnement d’Édouard VII, la Première Guerre mondiale, etc., le font connaître et apprécier de nombreuses personnalités. Ainsi, Vincent Van Gogh, qui l’évoque avec admiration à plusieurs reprises dans sa correspondance avec son frère Théo.

Renouard vit plusieurs années à Londres dont il dépeint avec talent la vie quotidienne dans The Graphic : les gares, les clubs, les musées, les casernes, les fumeries d’opium, ainsi que la vie des enfants. Parmi ses sujets préférés : les enfants à l’école, l’emploi des enfants dans les pantomimes et les dîners gratuits offerts aux enfants pauvres, événements qu’il restitue avec tendresse et acuité mais sans mièvrerie. La vente de son atelier du 7 avril 1924 contenait plus d’une centaine de dessins ou croquis représentant des enfants, répartis entre les lots 148 et 151 et 161.