Barbara Regina Dietzsch<br />
"Barbara Regina Dietzsch"<br />
Une branche de grenadier en fleurs avec Piéride (pieridae) ou Gazé<br />
(aporia crataegi), un névroptère<br />
A Flowering Pomegranate Branch with a White Butterfy (Pieridae or<br />
Aporia crataegi) and a Neuropteran Insect
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Dietzsch

Barbara Regina

Nuremberg 1706 – Nuremberg 1783

Barbara Regina Dietzsch<br />
"Barbara Regina Dietzsch"<br />
Une branche de grenadier en fleurs avec Piéride (pieridae) ou Gazé<br />
(aporia crataegi), un névroptère<br />
A Flowering Pomegranate Branch with a White Butterfy (Pieridae or<br />
Aporia crataegi) and a Neuropteran Insect

Une branche de grenadier en fleurs avec Piéride (pieridae) ou Gazé
(aporia crataegi), un névroptère

Gouache sur vélin, bordé d’or.
Encadré.
287 x 208 mm

Originaire de Nuremberg, ville dans laquelle on a « constamment fait des figures d’histoire naturelle » pour citer le naturaliste Georges Cuvier, Barbara Regina Dietzsch se distingue par son genre mais surtout par l’exceptionnelle qualité de ses œuvres, notamment ses gouaches de fleurs à l’image de celle que nous présentons. Barbara Regina Dietzsch participa occasionnellement à des projets éditoriaux, nombreux à Nuremberg, à l’exemple des peintures d’oiseaux qu’elle produisit pour l’ouvrage de Adam Ludwig Wirsing, Sammlung leistens deutscher Vögel (Nuremberg, 1772-1777, 2 vol., 50 illustrations) ou certaines peintures de fleurs publiées dans Hortus Nitidissimus de Jacob Trew (Nuremberg, 1750-1786).

Ses gouaches de fleurs, destinées aux collectionneurs, mesurent toujours approximativement 29 x 21 ou 35 x 27 cm. Exécutées à la gouache sur vélin, elles présentent les végétaux accompagnés d’insectes sur un fond noir encadré par un fin filet d’or et sont principalement destinées à des collectionneurs amateurs de botanique, achetées en paire ou par groupe. Si les plus passionnés les associent probablement dans leur cabinet aux minéraux, animaux et insectes de leurs collections, d’autres préfèrent les rassembler dans des livres, se créant ainsi leurs propres florilèges et favorisant leur conservation.

Ces gouaches, particulièrement recherchées et estimées à leur époque, mettent en valeur la beauté des sujets sans sacrifier à la précision scientifique. Le fond noir permet de concentrer le regard et de favoriser l’observation de la plante. Il exalte aussi le velouté des feuilles, le soyeux des pétales et l’éclat des couleurs, et semble recueillir et protéger la fleur comme un écrin de velours noir son joyau. Glorifiant la beauté de la création, ces œuvres ont été rapprochées par Heindrun Ludwig de la physico-théologie, alors répandue parmi les protestants en Allemagne. Cette pensée, très présente dans les discussions philosophiques de l’époque, assimile le monde à une œuvre d’art dont la perfection et l’harmonie seraient des preuves de l’existence d’un créateur divin. Par leur perfection technique, les œuvres de Barbara Regina Dietzsch seraient donc destinées à célébrer celle de la création et du dessein divin.

  1. Georges Cuvier, Histoire des sciences naturelles depuis leur origine jusqu’à nos jours, Paris, Fortin, Masson et Cie, 1841, tome II, p. 207.
  2. Heidrun Ludwig in Delia Gaze, Dictionary of Women Artists, Londres, Chicago, Fitzroy Deaborn, 1997, vol. 1, p. 459.
  3. Georges Cuvier, Histoire des sciences naturelles depuis leur origine jusqu’à nos jours, Paris, Fortin, Masson et Cie, 1841, tome II, p. 207.
  4. Heidrun Ludwig in Delia Gaze, Dictionary of Women Artists, Londres, Chicago, Fitzroy Deaborn, 1997, vol. 1, p. 459.