Bertin dit Scott
Georges
Paris 1873 – Paris 1942
Vue du lac sacré de Karnak
Aquarelle, la feuille insérée dans un montage de style égyptien exécuté à l’aquarelle.
Signé Georges Scott en bas à droite.
Non encadré.
245 x 366 mm
Fils de peintre et illustrateur, Georges Scott étudie aux Beaux-Arts puis avec Édouard Detaille. Il travaille rapidement dans le domaine de l’illustration pour des revues comme Cocorico et L’Illustration. Pour cette dernière, il couvre les guerres balkaniques, puis la Première Guerre Mondiale. Membre fondateur de la société des peintres militaires français, il est également nommé peintre du musée de l’Armée. Sur le front pendant la Première Guerre Mondiale en tant qu’illustrateur de guerre, il restitue la vie sur les champs de bataille et la bravoure des soldats, en recomposant en atelier des scènes très réalistes, à l’aide de croquis faits sur le terrain, de photographies et de récits de presse.
Après la guerre, la peinture militaire connait un désintérêt. Son Cortège des morts défilant sous l’Arc de Triomphe (Musée de l’Officier, Académie militaire de Saint-Cyr), peint en 1934 en hommage à la souffrance des soldats, est considérée comme sa dernière peinture militaire. Il se consacre ensuite à la peinture des portraits de nombreuses personnalités politiques européennes.
En 1901, Georges Scott fournit à L’Illustration les planches qui illustrent le Voyage d’hiver en Égypte, écrit par l’archéologue égyptologue Eugène Ledrain dans le numéro de Noël (21 décembre 1901). Les magnifiques planches en couleur que la revue propose depuis quelques temps permettent à l’artiste d’exprimer son sens du détail et du mouvement, ses points de vue audacieux, sa mise en page originale.
Cette aquarelle est le dessin préparatoire à l’une des illustrations principales de ce récit, reproduite en pleine page couleur à la page 27, représentant les ruines de Karnak, que l’auteur décrit en ces mots : « Par où commencer la visite des vastes ruines, restes de l’ancienne Thèbes? Par Karnak, qui n’était qu’un faubourg de la ville immense. Qu’elles sont imposantes là, et fantastiques, par un clair de lune! Au bord du lac sacré, c’est un chaos, un mélange de pierres, de débris, de colonnes et d’architraves! Il y avait en cet endroit un groupe de temples, parmi lesquels le temple sans égal d’Amon aux gigantesques pylônes … » (p. 24).

